2. Les premières traces d'occupation

 

Si  l'ont a pas retrouvé de traces préhistoriques sur le site même de Bar-Sur-Seine, des haches de silex ont été découvertes à Landreville (10 km au sud-est) et à Lagesse (20 km au sud-ouest), attestant une occupation humaine fort ancienne dans la région. A l'âge du bronze, la Seine se place sur la route de l'étain, comme l'atteste la découverte du trésor de Vix au pied du Mont Lassois. Bar-Sur-Seine est sans doute déjà une étape. Un tumulus de l'âge du bronze, des monnaies et statuettes gauloises en bronze y ont été découvertes. Au début du Ier siècle avant notre ère, Bar se trouve à la limite de deux peuples gaulois : les Tricasses au nord-ouest et les Lingons au sud-est, les forêts des plateaux servant sans doute de frontière. Certains auteurs du XIXe siècle ont avancé l'hypothèse qu'il y aurait eu un oppidum à l'emplacement de l'ancien château, sans qu'aucune fouille ne puisse confirmer cette affirmation. A la conquête romaine, Bar se trouve encore à la limite de deux provinces romaines : la Belgique intègre les Lingons, et la Lyonnaise les Tricasses. Les deux principales voies romaines reliant Lyon à Boulogne (les "via Agrippa" ) évitent Bar-Sur-Seine. Ces deux voies sont les axes fondamentaux de la pénétration de la romanisation. Cependant le site de Bar-Sur-Seine est encadré de nombreuses voies secondaires et la région recèle un certain nombre de substructures et villas d'époque gallo-romaine, attestant la romanisation de la contrée.

Au lendemain des Grandes Invasions, le pays de Bar-Sur-Seine fait partie de l'Austrasie (de 511 à 558) avant d'être rattachée à la Burgondie (vers 561). A l'époque carolingienne, la circulation fluviale s'intensifie ; la Seine reste un axe de circulation. Elle est remontée par des raids Normands entre 886 et 898, qui vont détruire le site du Mont Lassois.  

 

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