Un exemple de restauration de maison ancienne à Bar sur Seine

Jean Luc Stéphan

 

 

A BAR SUR SEINE, dans la grande rue, tous les habitants de notre cité peuvent admirer le remarquable travail de restauration entrepris au 149 Grande Rue de la Résistance. De cet ancien hôtel (la Grande Rue, autrefois nommée charrière royale, était bordée d’hôtels),

M FLEURIOT a su en tiré le meilleur parti, recréant ainsi des logements en centre ville.

Serait-ce enfin le début de la fin des joyeuses ZUP en banlieue, avec hangar à nourriture et autres jolies choses, qui donnent régulièrement envie à leurs propres habitants d’y bouter quelques feux ! Il est curieux de constater que les concepteurs et réalisateurs de tels endroits à vivre n’y habitent que très rarement. Pourquoi ne pouvons nous pas aménager des habitations à loyer modéré dans de vieux bâtiments qui, après réhabilitation avec le confort moderne, se révèlent souvent plus agréable à vivre que tous les clapiers qu’y ont fait les beaux jours de certains promoteurs. D’autant que les bâtiments anciens ont fait pour la plupart et depuis longtemps la preuve de leur qualité de construction, alors que nos matériaux dit modernes...!

Il est de ces villages guère plus riches que notre bonne ville où, avec un peu de bonne volonté, les maisons sont retapées, embellies, décrassées de la poussière vénérable des siècles. Des opérations conjointes avec les offices locaux d’H.L.M. permettent même de voir des quartiers entier se transformer. Pourquoi détruire à tout prix le travail des anciens sans aucun respect pour l’environnement ? Il va de soi qu’une maison en très mauvais état peut, occasionnellement, faire l’objet d’un traitement particulier. Et si l’on doit la reconstruire, que ce soit au moins avec un minimum de règle vis à vis de l’allure générale des maisons environnantes. Si ces règles entraînent des contraintes financières, il doit être possible avec des aides de soulager cet excédent de coût. Ainsi, pourrait-on inciter dans le vieux BAR, les propriétaires à refaire leurs toits à partir de tuiles plates, de conserver le style des façades, des ouvertures, ...

 

 

 

 

Ne gâchons pas notre plaisir, et sachez observer cette belle façade en pan de bois, la fenêtre du deuxième étage tout à droite est habillée d’un superbe garde fou en fer forgé représentant deux M enlacés (Cela aurait -il un rapport avec la famille MAUBREY, propriétaire précédent?). Son porche possède une belle grille de cave et une pompe à eau. Il donne accès à deux cours, dont la première est habillée par un balcon orné d’une belle grille. Le sol a su garder ses pavés.

Souhaitons que les nouveaux propriétaires du vieux BAR aient envie de faire aussi bien que M. FLEURIOT. Comme quoi l’initiative privée n’est pas forcément synonyme de malédiction !

 

 

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